Autolouange collective

Je suis multiple femmes

Je suis regard absent de paroles à dire

Je suis cache-cache savant des silences superposés dans ma mémoire

 

Je suis guerre totale contre le mental

Mon armure est faite de bois et d’encre

Je suis récit de transmission

Ma force animale instille étincelles de vie à l’humanité entière

Pour toujours au service de la vie, je suis écrivain de chaque seconde de chaque créature sur terre

Ubiquité, je suis tout en soi, multiple en un.

 

Mes empreintes digitales  cartographient mes parcours archaïques : j’évolue dans la forêt inconnue en suivant le fil d’Ariane de mes lignées.

Folle est la course de mes horloges, mon temps est escargot, je glisse sur les siècles en métabolisant toutes les lumières en mieux vivre

 

Je suis folie dérangée dans un monde trop beau,

Équilibre retentissant de la parole spontanée

Perplexité de l’éternelle sondant le sens du passage, je relie mon empreinte digitale à la fragilité réjouissante de la terre.

Je tremble de beauté indicible,

Je glane des accents de cette folie et j’en construis des tissages de survie,

des perles de pacotille plus précieuses que des diamants

Je déconstruis les fils du temps pour les remonter en chantant

 

Je m’attache à l’essentiel face aux murs infranchissables, et recherche le moindre 

trait de lumière.

Regard amoureux je croise ceux des démons, des guerriers, des bêtes dans leur simplicité, des nouveaux nés envahis de tout le savoir du monde.

 

Écoute, je suis le dit des amis, je suis mémoire des multitudes, geste au-delà des siècles, du premier né. Je pose une nouvelle trame sur le métier, en renaissance. A chaque histoire racontée,  je suis début sans fin, vierge de toute souillure. Écris, la place est libre, j’absorbe à mesure l’usure des feuillets. Je suis à chaque instant du monde l’aurore de l’avenir.

 

 

 

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